actualité sept 2019 – 10 oct 2019

1 synthèse actualité sept au 10 oct 2019

Compte rendu du C.A. de l’AFPS 04 du 10 octobre 2019, Château-Arnoux transmis aux adhérents

 6 QUESTIONS D’ACTUALITÉ, SITUATION EN PALESTINE

 6.1 PRISONNIERS

6.1.1. Rompre l’isolement des prisonniers.

Jeudi 10 octobre 2019, Le GT prisonniers de l’AFPS

Environ 140 membres du Hamas incarcérés en Israël ont suspendu la grève de la faim qu’ils menaient pour protester contre l’installation par l’administration pénitentiaire israélienne d’appareils de brouillage des communications par téléphones portables. Les prisonniers demandaient l’accès à des moyens garantis de communication avec l’extérieur. La réponse israélienne est l’installation systématique de caméras de surveillance, le non-respect des accords d’accès à des lignes fixes et de multiplication d’appareils de brouillage pour les communications par téléphones modulaires, de restriction des droits de visite des familles des détenus, notamment de la bande de Gaza. Depuis juin 2018, les restrictions économiques (nourriture, cantine), liées à l’éducation (livres), droit un espace d’intimité (caméras de surveillance) concrétisent les orientations officielles du comité spécial israélien mis en place par le ministre Gilad Erdan pour réduire encore et toujours les droits élémentaires des prisonniers palestiniens.

http://www.france-palestine.org/Rompre-l-isolement-des-prisonniers

6.1.2. Les autorités israéliennes sont responsables de la mort d’un prisonnier sous leur garde.

Vendredi 13 septembre 2019. Al Mezan Center for human rights

Le dimanche 8 septembre 2019, le prisonnier Bassam Al Sayeh, 47 ans, habitant de la ville de Naplouse, a été déclaré mort au Centre Médical Assaf Harofeh après que son état de santé se soit dégradé à la suite de négligences médicales. Selon l’Association Addameer de Soutien aux Prisonniers et de défense des Droits de l’Homme, il a subi torture et mauvais traitements lors de sa détention, alors qu’il était atteint d’un cancer.

Le nombre des prisonniers morts en détention depuis 1967 s’élève à 221 : 75 auraient été « liquidés après l’arrestation », 72 sont morts à la suite de tortures, 67 en raison de négligences médicales et 7 ont été directement abattus par les gardiens de prison.

http://www.france-palestine.org/Les-autorites-israeliennes-sont-responsables-de-la-mort-du-prisonnier-sous-leur

6.1.3. Torturé dans les prisons israéliennes, Samer al-Arbeed doit être libéré.

Dimanche 29 septembre 2019. Communiqué du Bureau national de l’AFPS

Samer al-Arbeed a été arrêté mercredi 25 septembre. Il a été transféré à l’hôpital suite à de graves tortures dont il a été victime pendant son interrogatoire. L’Association Adameer, association palestinienne de défense des droits des prisonniers politiques, a publié ce 29 septembre, le communiqué suivant.

« Le prisonnier Samer al-Arbeed a été transféré à l’hôpital suite à la torture qu’il a subie lors des interrogatoires. Selon un avocat d’Adameer, les autorités d’occupation israélienne ont transféré Samir à l’hôpital la nuit dernière après que son état de santé se soit sérieusement détérioré. Samer est inconscient et souffre de multiples fractures. La vie de Samer est maintenant menacée à cause de la torture subie durant les interrogatoires et l’occupation israélienne en porte l’entière responsabilité. Addamer appelle à sa libération afin qu’il puisse recevoir les soins adaptés. »

http://www.france-palestine.org/Torture-dans-les-prisons-israeliennes-Samer-al-Arbeed-doit-etre-libere

6.1.4. Les forces d’occupations ont effectué un raid dans les locaux d’Addameer et ont volé des biens.

Vendredi 20 septembre 2019, Addameer

Jeudi 19 septembre, aux alentours de 2 heures du matin, les forces d’occupation israéliennes ont effectué un raid dans les locaux de l’association Addameer qui défend les prisonniers politiques et les droits de l’homme. L’armée israélienne y a volé 5 ordinateurs portables, des cartes mémoires, trois disques durs, plusieurs livres et a fouillé tous les bureaux. C’est la troisième fois que les forces d’occupation effectuent un raid de la sorte dans les locaux d’Addameer, le premier était en 2002 et le second en 2012.

L’AFPS condamne cette nouvelle attaque de l’Etat d’Israël contre les défenseurs palestiniens des droits de l’Homme, et assure ses amis d’Addameer de toute sa solidarité.

http://www.france-palestine.org/Les-forces-d-occupations-ont-effectue-un-raid-dans-les-locaux-d-Addameer-et-ont

6.1.5. Une prisonnière en grève de la faim pour protester contre les conditions de sa détention.

Mercredi 2 octobre 2019, Ma’an

La commission chargée des affaires des prisonniers a déclaré [le 30 septembre] que les forces d’occupation israéliennes ont transféré la prisonnière Heba Al-Labadi qui faisait une grève de la faim depuis six jours dans une cellule d’isolement du centre de détention de al-Jalameh dans des conditions difficiles et inquiétantes. Heba Al-Labadi, âgée de 24 ans, portant la double nationalité, palestinienne et jordanienne, a été arrêtée le 4 septembre 2019 sur le pont Allenby et transférée dans le centre d’interrogatoire de Petah Tikva sans connaître le motif de son arrestation, alors qu’elle allait rendre visite à sa famille dans le gouvernorat de Jénine. Au cours de l’interrogatoire, la torture psychologique a été délibérément brutale, la prisonnière jetée dans une cellule étroite, non ventilée et très humide, remplie d’insectes et de cafards, les yeux bandés et les mains constamment attachées, avec très peu de nourriture et de mauvaise qualité.

http://www.france-palestine.org/Une-prisonniere-en-greve-de-la-faim-pour-protester-contre-les-conditions-de-sa

6.1.6. Égypte. Les autorités doivent libérer Ramy Shaath, coordonnateur du mouvement BDS.

Dimanche 6 octobre 2019, Amnesty International communiqué de presse

Les autorités égyptiennes doivent libérer immédiatement et sans condition le ressortissant égypto-palestinien Ramy Shaath, coordonnateur du mouvement BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions) en Égypte.

Amnesty International considère Ramy Shaath comme un prisonnier d’opinion, car il est détenu uniquement pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression et à la participation aux affaires publiques. Amnesty International appelle également les autorités égyptiennes à enquêter sur le refus d’assistance consulaire qui a été opposé à l’épouse de Ramy Shaath, Céline Lebrun Shaath, ressortissante française, ainsi que sur l’expulsion illégale d’Égypte dont celle-ci a ensuite fait l’objet.

http://www.france-palestine.org/Egypte-Les-autorites-doivent-liberer-Ramy-Shaath-coordonnateur-du-mouvement-BDS

6.2. RÉFUGIES

6.2.1. Partis du Liban et de Syrie, des dizaines de réfugiés palestiniens demandent l’asile en Guyane.

Samedi 14 septembre 2019, L’Orient le Jour par AFP

Une cinquantaine de réfugiés palestiniens, venus du Liban et de Syrie, dont 22 enfants, sont arrivés ces dernières semaines en Guyane, après 5 mois de voyage, et ont demandé l’asile politique. « Nous sommes passés tout le temps de manière illégale par l’Éthiopie, le Brésil, Lima, l’Équateur. On a fui les problèmes au Liban et en Syrie car nous n’avions pas de droits, et on retrouve les mêmes problèmes ici en Guyane, »., regrette Fadi, qui depuis 20 jours dort sur les trottoirs de Cayenne « On cherche une vie heureuse c’est tout », a-t-il ajouté. Il n’existe aucun centre d’accueil pour demandeurs d’asile en Guyane.

http://www.france-palestine.org/Partis-du-Liban-et-de-Syrie-des-dizaines-de-refugies-palestiniens-demandent-l

6.2.2. À Beyrouth, le cri de désespoir des réfugiés palestiniens.

Jeudi 12 septembre 2019, Anne-Marie El-Hage, L’Orient le Jour

Depuis le cœur de Beyrouth, des milliers de réfugiés palestiniens ont lancé un appel à la communauté internationale : « Accordez-nous l’asile humanitaire collectif ! » Un appel assorti de lettres aux ambassades d’Australie, du Canada et à la Commission européenne au Liban notamment, où sont énumérées les violations de leurs droits et les discriminations dont ils sont victimes. Ces manifestants ont exprimé leur refus de rester réfugiés à vie. Ils ont aussi, et pour la première fois, publiquement désavoué l’ensemble des organismes, partis politiques et dirigeants palestiniens, dont ils se considèrent les otages sous prétexte du droit au retour.

Ils n’ont pas manqué d’égratigner au passage l’UNRWA qui ne couvre que 10 % des soins de santé et ne parvient pas à assurer à leurs enfants une éducation digne de ce nom. Ils ont enfin réclamé que leurs dossiers soient transférés au HCR (Agence des Nations unies pour les réfugiés).

Malgré leur profond désespoir, ces réfugiés palestiniens tiennent à remercier le pays du Cèdre. « Nous voulons remercier le Liban pour son hospitalité durant 72 ans », ont-ils écrit sur une pancarte.

http://www.france-palestine.org/A-Beyrouth-le-cri-de-desespoir-des-refugies-palestiniens

 6.3. PALESTINE

6.3.1. Le président palestinien va appeler à de nouvelles élections législatives.

Jeudi 26 septembre 2019, Le Figaro avec AFP

Le président palestinien Mahmoud Abbas va profiter de son discours aux Nations unies, le 25 septembre, pour renouveler sa promesse de tenir des élections législatives rapidement, les Palestiniens n’ayant pas voté à ce type de scrutin depuis 2006. Dans son discours il indiquera « qu’après son retour en Palestine, il appellera à des élections parlementaires, fixera une date et commencera les préparatifs »,

Les divisions inter-palestiniennes sont telles qu’aucune élection législative n’a eu lieu depuis plus de 13 ans à la fois dans la bande de Gaza et en Cisjordanie occupée. Le mandat de Mahmoud Abbas a lui expiré en 2009, mais court toujours faute de présidentielle.

http://www.france-palestine.org/Le-president-palestinien-va-appeler-a-de-nouvelles-elections-legislatives

6.3.2. Le président palestinien veut parler avec le Hamas de prochaines élections.

Lundi 7 octobre 2019, L’Orient le Jour avec AFP

Le président palestinien Mahmoud Abbas a annoncé, le 6 octobre, de prochaines discussions sur de nouvelles élections législatives avec toutes les factions palestiniennes, y compris avec son rival le Hamas.

Lors d’une rencontre avec des responsables palestiniens à Ramallah en Cisjordanie occupée, M. Abbas a renouvelé son engagement à tenir des élections – qui seraient les premières depuis 2006 -, sans toutefois fixer de calendrier. Il a annoncé la mise en place de deux commissions pour « discuter avec la commission électorale, avec le Hamas et toutes les factions, ainsi qu’avec les autorités israéliennes ». Toute élection doit se tenir « en Cisjordanie, à Jérusalem et dans la bande de Gaza ».

http://www.france-palestine.org/Le-president-palestinien-veut-parler-avec-le-Hamas-de-prochaines-elections

6.3.3. La fin de la « guerre des taxes » entre Israël et l’Autorité palestinienne ?

Dimanche 6 octobre 2019, RFI Avec notre correspondante à Ramallah, Marine Vlahovic

Après un long bras de fer financier, Israël doit verser ce dimanche 6 octobre, 400 millions d’euros à l’Autorité palestinienne. Israël avait suspendu en février dernier le paiement d’une partie de la TVA et de droits de douane prélevés pour les Palestiniens. En réponse, Mahmoud Abbas avait décidé de n’accepter aucun versement israélien tant qu’il serait incomplet, privant ainsi sa propre administration de centaines de millions d’euros. Israël affirme que les paiements aux prisonniers encouragent la violence, alors que les Palestiniens y voient un soutien aux familles qui ont souvent perdu leur principal soutien de famille.

Mais devant la crise budgétaire de son administration, il a finalement capitulé. ce versement de 400 millions d’euros (1,5 milliard de Shekels), précédé d’un paiement de 510 millions d’euros en août, marque bien le début d’un transfert rétroactif des frais de douane. Des frais de douane qui représentent 65% des revenus de l’Autorité palestinienne.

http://www.france-palestine.org/La-fin-de-la-guerre-des-taxes-entre-Israel-et-l-Autorite-palestinienne

6.3.4. Les Palestiniens prêts au dialogue avec tout futur Premier ministre israélien.

Jeudi 19 septembre 2019, L’Orient le Jour avec AFP

 « Quel que soit le responsable capable de former un gouvernement, nous sommes prêts à nous asseoir avec lui ou elle pour relancer les négociations », a déclaré Riyad al-Maliki le ministre palestinien des Affaires étrangères palestinien. « Lorsque les Israéliens se seront mis d’accord pour constituer un gouvernement, ils verront que nous sommes prêts à négocier sur les bases du droit international et des résolutions des Nations unies », a souligné M. al-Maliki. Le chef de la diplomatie palestinienne, qui accompagnait le président Mahmoud Abbas dans la capitale norvégienne, a par ailleurs réaffirmé l’attachement de l’Autorité palestinienne à une solution à deux Etats, israélien et palestinien, vivant côte à côte,

http://www.france-palestine.org/Les-Palestiniens-prets-au-dialogue-avec-tout-futur-Premier-ministre-israelien

6.3.5. « Libérez notre terre, libérez les femmes » : les Palestiniennes prennent la rue pour dénoncer les féminicides.

Vendredi 27 septembre 2019, Yasmine Bakria et Jack Khoury, Haaretz

Des centaines de femmes ont défilé ce 26 septembre pour dénoncer les assassinats de femmes dans la société palestinienne, à Haïfa comme dans une douzaine de villes en Israël, en Cisjordanie, dans la bande de Gaza mais aussi à Jérusalem ou à Beyrouth. « De Beyrouth à Haïfa, des femmes sont tuées dans la rue ou chez elles. Il est temps de les protéger », criaient-elles. « Nous voulons être libres, vivre dans le respect, la solidarité et la sécurité. Nous ne pouvons pas libérer notre terre sans sécuriser le pouvoir que les femmes apportent »

Des actions similaires se sont déroulées à Rafah, Ramallah, Jaffa, Nazareth, Arabeh et Taibeh. « En dénonçant haut et fort le féminicide, nous cherchons aussi à rompre la structure patriarcale de la société arabe. Il y un lien entre le fait de vivre sur notre propre territoire autonome et le droit de chacun, en particulier des femmes, de décider pour lui-même et de choisir sa vie. »

http://www.france-palestine.org/Liberez-notre-terre-liberez-les-femmes-les-Palestiniennes-prennent-la-rue-pour

6.3.6. Israël va réduire l’électricité dans certaines zones de Cisjordanie occupée.

Dimanche 22 septembre 2019, Le Figaro avec AFP

La compagnie d’électricité israélienne a annoncé dimanche qu’elle réduisait « le courant dans certaines localités de Cisjordanie » occupée, en raison des impayés qui s’élèvent à quelque 440 millions d’euros.

Cette société publique israélienne fournit l’électricité à la compagnie palestinienne de Jérusalem-Est qui, elle, la distribue en Cisjordanie. La compagnie palestinienne a précisé que l’électricité serait coupée deux heures par jour dans certaines zones de Cisjordanie occupée, selon un calendrier qui s’étend jusque mi-octobre

http://www.france-palestine.org/Israel-va-reduire-l-electricite-dans-certaines-zones-de-Cisjordanie-occupee

6.3.7. Premier match d’une équipe du Maroc en Territoires palestiniens occupés.

Vendredi 4 octobre 2019, L’Orient le Jour avec AFP

Une première équipe de football provenant du Maroc disputait, le 3 octobre, un match dans les Territoires palestiniens occupés qui attendent aussi ce mois-ci la sélection nationale d’Arabie saoudite. Cependant 28 supporteurs du club marocain, le Raja Casablanca, ont été bloqués à l’entrée des Territoires par « les forces d’occupation israéliennes », a annoncé l’ambassade du Maroc en Jordanie.

Les clubs et les sélections des pays arabes refusent généralement de disputer des rencontres en Cisjordanie, car cela implique de demander au préalable une autorisation à Israël. Mais au cours des dernières années, des clubs et des sélections d’Irak, de Jordanie, de Bahreïn et des Emirats arabes unis ont fait une entorse à cette règle implicite, contrairement à l’Egypte et au Liban qui refusent toujours de laisser leurs équipes disputer des matchs dans les territoires occupés.

http://www.france-palestine.org/Premier-match-d-une-equipe-du-Maroc-en-Territoires-palestiniens-occupes

6.3.8. Match de football Arabie Saoudite – Palestine à Ramallah : le FPLP appelle au boycott sportif.

Lundi 7 octobre, Collectif Palestine vaincra

Le 15 octobre prochain, un match de football entre l’Arabie Saoudite et la Palestine doit se tenir au stade d’Al-Ram près de Ramallah en Cisjordanie occupée. C’est la première fois qu’un tel match a lieu en Palestine.

Un tel événement doit se faire avec l’autorisation d’Israël, ce qui est une forme de normalisation avec l’occupation. Le Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP) a exprimé son « rejet des tentatives de normalisation de l’entité sioniste par le biais d’un match entre l’équipe saoudienne et l’équipe palestinienne […] afin de promouvoir et de blanchir les politiques saoudiennes dans la région. »

Il a conclu sa déclaration en appelant « tous les athlètes palestiniens et arabes, les clubs de football arabes et les autres à déclarer leurs positions claires contre la normalisation avec l’entité sioniste ».

https://palestinevaincra.com/2019/10/match-de-football-arabie-saoudite-palestine-a-ramallah-le-fplp-appelle-au-boycott-sportif/

6.3.9. Transfert de population forcé à Hébron.

Vendredi 27 septembre 2019, B’Tselem

Un nouveau rapport de B’Tselem démontre comment Israël utilise le prétexte de la sécurité pour rendre la vie des habitants du centre d’Hébron insupportable et les chasser de chez eux. Cette politique s’appuie sur le régime radical de séparation qu’Israël met en œuvre dans la ville depuis 25 ans, depuis le massacre de Palestiniens perpétré par Baruch Goldstein, en permettant à un petit nombre de colons d’habiter au cœur d’une ville palestinienne bondée. Cette politique viole l’interdiction de tout transfert forcé, qui constitue un crime de guerre. Le centre historique de la ville, plaque tournante commerciale de tout le sud de la Cisjordanie, a décliné, devenant une ville-fantôme où seuls demeurent les familles qui ne peuvent pas se permettre de déménager ailleurs.

http://www.france-palestine.org/Sous-pretexte-de-securite-Israel-a-reussi-a-transferer-de-force-des-habitants

6.3.10. Raids, démolitions, arrestations et passages à tabac à Masafer Yatta, près d’Hébron.

Lundi 16 septembre 2019, International Solidarity Movement

Le mercredi 11 Septembre 2019, de minuit à 4h du matin, l’armée israélienne a attaqué plusieurs villages (Mufakara, Massafer Yatta, Khallet Ad-Dabe’a, ‘At-Tuwani, Bakr Fadel Rib’ey), entrant par effraction dans les maisons, obligeant les enfants et les parents à dormir à l’extérieur de leurs maisons pendant que les soldats fouillaient les pièces, les placards et les réfrigérateurs, ainsi que les voitures et les puits, détériorant les affaires des villageois et les terrorisant. Des agents de l’administration civile ont également coupé et confisqué une conduite acheminant l’eau d’At-Tuwani à Mufakara. Ce n’est pas la première fois que l’administration civile israélienne prive les villageois de Mufakara de l’accès à l’eau, un droit humain fondamental.

Dans le village voisin de, les forces israéliennes et l’administration civile ont démoli les maisons d’une famille de 6 enfants et celle de leur oncle. Un membre de la famille qui a perdu sa maison a été violemment agressé par des soldats israéliens alors qu’il passait près d’eux en courant vers sa maison et il a été hospitalisé pour plusieurs blessures. En même temps que les démolitions de maisons, les excavatrices qui accompagnaient l’armée d’occupation ont creusé des trous et empilé des rochers sur une route principale, coupant ainsi 15 villages du centre commerçant régional de Yatta. Nombre de maisons démolies mercredi avaient été construites grâce à des financements de l’UE et d’ONG internationales, ainsi que la route, qui, selon les habitants, a été réparée avec un financement de l’UE après avoir été défoncée par les forces israéliennes.

http://www.ism-france.org/temoignages/Raids-demolitions-arrestations-et-passages-a-tabac-a-Masafer-Yatta-article-20953

6.3.11. La mort d’une femme palestinienne tuée par les forces israéliennes à un poste de contrôle souligne la nécessité d’une justice internationale.

Vendredi 20 septembre 2019, Amnesty International

Une vidéo de cet événement montre que la femme se tenait à une certaine distance des gardes israéliens armés quand ils l’ont abattue. Elle ne semblait pas porter d’arme à feu et ne constituait pas une menace immédiate pour les gardes ni pour la vie des personnes alentours quand ils ont ouvert le feu. Cela laisse à penser à penser que cet homicide pourrait avoir été commis en toute illégalité.

« En vertu du droit international, la force meurtrière ne peut être utilisée qu’à condition d’être strictement inévitable pour protéger des personnes contre une menace imminente de mort ou de blessure grave. L’absence totale d’obligation de rendre des comptes pour les membres des forces israéliennes qui commettent des violations des droits humains permet à ces pratiques de se développer sans entrave. »

« L’homicide de cette femme sonne comme un rappel urgent de la nécessité d’une justice internationale, afin d’ouvrir la voie à l’arrêt des violations institutionnalisées et systématiques des droits fondamentaux des Palestiniens par Israël. »

http://www.france-palestine.org/La-mort-d-une-femme-palestinienne-tuee-par-les-forces-israeliennes-a-un-poste

6.4. GAZA

6.4.1. Des footballeurs interdits de quitter Gaza pour leur finale.

Vendredi 27 septembre 2019, L’Orient le Jour avec AFP

Le match retour de la finale de la coupe de la Palestine, qui voit s’affronter les deux équipes vainqueures des tournois en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, avait déjà été repoussé en juillet, faute d’octroi de permis pour la plupart des joueurs gazaouis. Or un tribunal israélien vient de confirmer cette décision en appel, le service de sécurité intérieure, le Shin Beth, ayant invoqué des raisons sécuritaires. « Les joueurs sont frustrés et désespérés », a déclaré à l’AFP Jamal Harb, le président du club Khadamat Rafah du sud de la bande de Gaza. Le vainqueur du match retour devait de surcroît représenter les Palestiniens à la Ligue des Champions d’Asie. Mais « un examen sécuritaire a révélé des informations qui lient la plupart des membres de la délégation au terrorisme », a indiqué cette semaine le Shin Beth dans un communiqué.

En tout, Israël a délivré des permis pour douze des 35 joueurs et membres officiels du club de Rafah.

http://www.france-palestine.org/Des-footballeurs-interdits-de-quitter-Gaza-pour-leur-finale

 6.4.2. L’entrepreneure palestinienne qui apporte l’énergie électrique à Gaza.

Vendredi 4 octobre 2019, Saeed Kamali Dehghan, The Guardian

Majd Mashharawi, diplômée en ingénierie civile, s’est déjà fait un nom comme entrepreneure après avoir mis au point une brique alternative pour réparer des maisons endommagées par les frappes aériennes israéliennes sur Gaza. Ouverte en 2016, sa société GreenCake fabrique des blocs de béton faits en grande partie de débris de maisons mélangés à de la cendre et à une petite quantité de ciment importé.

Elle a depuis décidé de s’attaquer au problème des coupures d’électricité à Gaza. L’électricité, dit Mashharawi, est essentielle, notamment pour les hôpitaux et les malades.

Sa solution s’appelle SunBox (boîte solaire), du nom de sa société créée pour donner accès à l’énergie en fournissant, entre autres, des kits solaires hors réseau à des familles. Les kits SunBox consistent en un ou deux panneaux, un capteur solaire et une batterie. Pour un coût de 350 $ (321 €), le kit solaire est souvent partagé par deux familles et il génère de l’électricité pour une série d’appareils tels que des lampes, des téléphones, des télés, et même de petits réfrigérateurs, sans oublier les connexions internet.

Lancé l’an dernier, SunBox est déjà un succès. Majd Mashharawi a d’autres projets, dont celui d’installer un système de 250 kW pour une usine de dessalement d’eau de mer. Elle emploie 10 personnes pour un chiffre d’affaires de 500 000 dollars (458 000 €) en juillet dernier.

http://www.france-palestine.org/L-entrepreneure-palestinienne-qui-apporte-l-energie-electrique-a-Gaza

6.5. ISRAËL

6.5.1. Inculquer le racisme : la loi sur l’État-nation désormais officielle dans les programmes scolaires israéliens.

Vendredi 20 septembre 2019, Lubna Masarwa, Middle East Eye

À compter de cette rentrée, les élèves palestiniens en Israël seront obligés d’apprendre qu’ils valent « moins qu’un citoyen juif » et que « ce pays ne leur appartient pas ». Le ministre de l’Éducation, Rafi Peretz, estime qu’il est important d’enseigner la loi « qui démontre notre droit historique en tant que peuple souverain et constitue une base légale pour l’État d’Israël en tant qu’État-nation du peuple juif ». Cependant, éducateurs, psychologues et parents d’élèves palestiniens en Israël dénoncent cet ajout, ce qui forcera les enfants palestiniens à apprendre qu’ils valent « moins qu’un citoyen juif » pour pouvoir aller à l’université.

La ségrégation est pratiquée dans le domaine de l’éducation en Israël : les élèves arabes et juifs vont dans des établissements primaires et secondaires séparés, sous l’administration du ministère de l’Éducation.

« Ils veulent enseigner à nos enfants que les juifs sont les propriétaires légitimes de cette terre et que nous sommes ici en tant qu’invités, qu’en tant qu’Arabes, ils n’ont pas le droit de vivre sur un pied d’égalité avec les juifs », déplore Jihad Abu Rayya, avocat et activiste politique à Haïfa, dont les enfants devront étudier la loi. « Imaginez à quel point c’est humiliant pour les élèves arabes d’avoir à apprendre cette information pour réussir leurs examens. C’est ce qu’ils cherchent à faire avec cette loi : nous humilier. »

http://www.france-palestine.org/Inculquer-le-racisme-la-loi-sur-l-Etat-nation-desormais-officielle-dans-les

6.5.2. Les Palestiniens divisés face à la décision des députés arabes de soutenir Benny Gantz.

Mercredi 25 septembre 2019, Guillaume Gendron, Libération

Bien que partiel, le soutien historique de la Liste arabe unie au général centriste se heurte aux sentiments partagés de ses électeurs, divisés entre la volonté d’en finir avec le Premier ministre Benyamin Netanyahou et le rejet de l’ex-chef de Tsahal.

Le 22 septembre, les représentants de la minorité palestinienne regroupés au sein de la Liste arabe unie ont apporté leur soutien à un candidat au poste de Premier ministre. En l’occurrence, Benny Gantz, rival centriste et plutôt droitier de Benyamin Netanyahou, par ailleurs ex-chef d’état-major de Tsahal.

Cette prise de position dans les affaires des « partis sionistes », comme la voient la majorité des Arabes d’Israël, s’est faite dans la douleur, après moult conciliabules tendus. Et l’unité n’a pas tenu bien longtemps. Dès le 22 septembre au soir, Balad, la faction panarabe à l’antisionisme le plus radical de la Liste, a annoncé qu’elle s’opposait à Gantz, amputant de trois sièges le capital des treize mandats offerts par Odeh la veille, rétrogradant l’ex-général en seconde place au jeu de l’addition des sièges, derrière le Premier ministre Netanyahou. Si la fin du conflit et la création d’un Etat palestinien demeurent des préoccupations cardinales pour les Arabes d’Israël, des questions sociales aussi concrètes que la lutte contre la criminalité dans les villes arabes, la mise en place de lois immobilières assurant l’égalité et l’accès aux hôpitaux le sont tout autant. Tout comme l’annulation de la loi « Etat-Nation » de Benyamin Netanyahou, qui a gravé dans le marbre le statut subalterne des minorités non-juives, un texte que Benny Gantz a vaguement promis d’amender.

Du côté de Ramallah, aucune réaction officielle. Mais la jeune garde intellectuelle des Territoires occupés n’a pas manqué de manifester sur Twitter sa désapprobation face à la décision « honteuse » de la Liste arabe unie, qui « stratifie » plus encore la condition des Palestiniens d’Israël et ceux de Cisjordanie et Gaza.

http://www.france-palestine.org/Les-Palestiniens-divises-face-a-la-decision-des-deputes-arabes-de-soutenir

6.6. UNRWA

6.6.1. Israël veut travailler avec la Suisse à faire disparaître l’UNRWA.

Mercredi 4 septembre 2019, Le Temps,

En visite cette semaine en Suisse, le chef de la diplomatie israélienne, Israël Katz, avait un programme chargé. Au menu : la fin des poursuites contre les officiels israéliens et la disparition de l’UNRWA dirigé par le Suisse Pierre Krähenbühl

Au cœur de l’été, l’affaire était passée presque inaperçue il y a quelques semaines : alors qu’il devait se rendre pour affaires à Zurich, l’ancien premier ministre Ehoud Olmert a été convaincu in extremis de renoncer à son voyage :  l’Israélien craignait d’être interrogé, voire arrêté par la justice suisse pour son rôle joué lors des opérations militaires menées par Israël contre Gaza entre 2008 et 2009, qui ont coûté la vie à quelque 1400 Palestiniens. Deux années plus tôt, en mai 2017, c’est une ancienne ministre israélienne, Tzipi Livni, qui était venue passer quelques jours en Suisse. Une association propalestinienne, Collectif Urgence Palestine, avait alors déposé une plainte contre elle. Or, dans sa réponse, le Ministère public de la Confédération avait conclu que les faits reprochés à l’ancienne ministre pouvaient effectivement « constituer des crimes qui sont du ressort de la juridiction fédérale ». Dans l’intervalle, Tzipi Livni avait quitté la Suisse, rendant toute poursuite impossible. Voilà des années que l’Etat d’Israël tente de se mettre à l’abri face à de telles velléités de « compétence universelle » affichées par différents Etats.

L’autre « vraie question » que souhaitait aborder le ministre Israël Katz avec le conseiller fédéral Ignazio Cassis était plus brûlante encore. Selon les mots de l’Israélien, la Suisse et Israël seraient ainsi convenus de « travailler ensemble » afin de « trouver des alternatives » à l’UNRWA, l’office de l’ONU qui œuvre pour les réfugiés palestiniens.

Pour Berne, la situation est d’autant plus délicate que le commissaire général de l’UNRWA, le Suisse Pierre Krähenbühl, a été vivement mis en cause par une enquête interne de l’organisation. Dans l’attente d’une enquête définitive, la Suisse a aussi été le premier état à décider de geler toute contribution future à l’UNRWA.

https://www.letemps.ch/suisse/israel-veut-travailler-suisse-faire-disparaitre-lunrwa

6.7. EUROPE

6.7.1. Vallée du Jourdain : les Européens marquent leur opposition au projet d’annexion.

Samedi 5 octobre 2019, RFI Avec notre envoyé spécial à Ein Shibli, Guilhem Delteil

Mercredi 2 octobre, une vingtaine de diplomates européens se sont rendus dans la vallée du Jourdain pour marquer l’opposition de l’UE et de ses États membres au souhait du Premier ministre israélien d’annexer la vallée du Jourdain et le nord de la mer Morte au territoire israélien. La zone concernée représente plus de 20% de la Cisjordanie et son annexion menacerait sérieusement la solution à deux États.

Depuis un an, en tant que représentante spéciale de l’Union européenne pour le processus de paix au Proche-Orient, Susanna Terstal a multiplié les voyages dans la région. « Notre position est basée sur les frontières de 1967 avec un échange négocié de territoires. La vallée du Jourdain représente 30% de la Cisjordanie. Donc elle est évidemment vitale pour le futur État palestinien », a-t-elle déclaré.

http://www.france-palestine.org/Vallee-du-Jourdain-les-Europeens-marquent-leur-opposition-au-projet-d-annexion

 6.8. FRANCE

6.8.1. Palestine : lettre ouverte au Président de la République française.

Dimanche 22 septembre 2019, plateforme-palestine.org

Avec 16 autres ONG et réseaux travaillant en et avec la Palestine, la Plateforme des ONG pour la Palestine demande des actes forts au Président français pour rétablir le droit international.

Monsieur le Président de la République,

Nous, organisations humanitaires, de développement, et de défense des droits de l’Homme, tenons à attirer votre attention sur des développements préoccupants en Israël et dans le Territoire palestinien occupé.

L’annexion de la Cisjordanie semble imminente si la communauté internationale et notamment la France n’agissent pas immédiatement. […] Le 10 septembre 2019, M. Netanyahou annonçait qu’il s’engageait à annexer la Vallée du Jourdain s’il était élu. Le 1er septembre 2019, lors d’une visite dans la colonie d’Elkana, il déclarait qu’il « aspirait à étendre la souveraineté d’Israël sur toutes les colonies en Cisjordanie », et qu’aucune colonie ne serait « déracinée ». Benny Gantz, son principal rival, a également déclaré publiquement son opposition à un désengagement israélien de la Cisjordanie : « Nous devons garder la Vallée du Jourdain comme frontière de sécurité à l’Est, nous ne pouvons pas nous retirer sur les lignes de 1967 » a-t-il déclaré, ajoutant « nous maintiendrons les blocs de colonies, et Jérusalem sera pour toujours la capitale unie d’Israël ». […] Le gouvernement français a maintes fois affirmé son opposition aux colonies israéliennes, les considérant non seulement illégales (un fait réaffirmé par le Conseil de Sécurité de l’ONU, notamment dans la Résolution 2334 du Conseil de Sécurité), mais aussi comme constituant un obstacle à un éventuel accord de paix et à la création d’un état palestinien. […] Une inaction de la part de la communauté internationale suite à une annexion israélienne sonnerait le glas de la solution à deux États, et renforcerait le sentiment d’impunité enraciné dans ce conflit.

Monsieur le Président, nous espérons que cette lettre et ces recommandations retiendront toute votre attention. Nous sommes à votre disposition pour discuter plus en détails de ces recommandations.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.

http://www.france-palestine.org/Palestine-lettre-ouverte-au-President

6.8.2. Un recours conjoint de l’AFPS, EELV, le PCF et le PG contre les conditions de la création de la place de Jérusalem à Paris.

Lundi 23 septembre 2019, Communiqué de l’AFPS, EELV, le PCF et le PG (Extraits)

En nommant la place de Jérusalem à proximité immédiate du futur lieu d’une seule religion – le Centre européen du judaïsme -, cette décision va à l’encontre de l’universalité de Jérusalem, qui est un patrimoine commun des trois religions monothéistes, comme l’ont rappelé conjointement le pape et le roi du Maroc le 30 mars dernier. En faisant référence à la seule amitié avec Israël, et en n’invitant officiellement que le « maire » de la ville de Jérusalem illégalement annexée, cette décision bafoue le droit international et les résolutions de l’ONU, et va à l’encontre de la position de la France solennellement rappelée par le président de la République face aux décisions unilatérales de Donald Trump.

Les dossiers dont disposaient les Conseillers de Paris pour préparer leur vote ne mentionnaient, ni la proximité du centre européen du judaïsme, ni la référence exclusive à l’amitié avec l’État d’Israël.

La situation à Jérusalem est explosive, les colons et les autorités israéliennes se croient tout permis, et des prises de position comme celle de la maire de Paris peuvent inciter les plus extrémistes à intensifier leurs exactions. La décision

La maire de Paris doit rechercher une autre localisation pour la place de Jérusalem, qui doit clairement apparaître à la fois comme la future capitale des deux États et ville universelle des trois religions du livre. C’est à ces conditions qu’elle pourra devenir le symbole de la paix et de la coexistence, valeurs qui devraient guider nos représentants politiques.

http://www.france-palestine.org/Un-recours-conjoint-de-l-AFPS-EELV-le-PCF-et-le-PG-contre-les-conditions-de-la

6.8.3. QUESTIONS ÉCRITES DE DÉPUTÉS AU MINISTRE DE L’EUROPE ET DES AFFAIRES ETRANGERES

 Le fléau de la violence des colons israéliens.

Question de Mme Bénédicte Taurine (La France insoumise – Ariège), publiée au JO le : 10/09/2019

Quotidiennement, des colons israéliens, résidant illégalement dans des colonies en infraction du droit international (et tel que répété par plusieurs résolutions de l’ONU et par le Gouvernement français), exercent de la violence à l’encontre de la population civile palestinienne. Cette violence prend la forme d’intimidation, de vandalisme, de violences, allant parfois jusqu’au meurtre. Durant les six premiers mois de 2019, l’ONU a répertorié 179 cas d’attaques de colons contre des civils palestiniens. 137 attaques ont ciblé des arbres et des biens, avec 4 300 arbres et 207 véhicules ont été endommagés ou détruits. Le nombre de ces attaques est en hausse. Ces attaques ont un motif clair : empêcher les palestiniens d’accéder à leurs terres agricoles et d’empêcher leurs communautés de s’étendre. Dans les deux cas, en empêchant les palestiniens de se rendre dans certaines zones par l’intimidation ou par la force, les colons israéliens préparent le chemin pour une éventuelle appropriation des terres, qui, pourront-être ultérieurement converties en avant-postes ou en colonies. Elle voudrait savoir quelles sont les mesures concrètes entreprises par le Gouvernement français, en vertu de l’article 1 commun aux conventions de Genève pour faire que le gouvernement israélien respecte lesdites conventions, protège la population palestinienne sous occupation militaire, et traduise en justice les citoyens israéliens commettant des actes violents et criminels contre la population occupée.

En attente de réponse

http://palestine-nos-elus.org/spip.php?article1361

  • Interdire les opérations touristiques dans le territoire palestinien occupé.

Question de M. Paul Molac (Libertés et Territoires – Morbihan), publiée au JO le : 30/07/2019

  1. Paul Molac alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la nécessité d’interdire aux opérateurs de tourisme de proposer, en France, des services commerciaux au sein même des colonies israéliennes installées en territoire palestinien. Dans un rapport de janvier 2019, Amnesty international livre des informations extrêmement préoccupantes concernant l’exploitation touristique des colonies illégalement établies en territoire palestinien. En effet, Les géants de la réservation en ligne Airbnb, Booking.com, Expedia et TripAdvisor favorisent la violation des droits des Palestiniens en proposant à la location plusieurs centaines d’hébergements et des activités de loisirs dans des colonies israéliennes illégales. Ce type de commercialisation contribue indéniablement au maintien, au développement et à l’extension des colonies israéliennes illégalement établies en territoire palestinien qui violent le droit. De ce fait, les quatre entreprises suscitées tirent profit de cette situation illégale. Dès lors, la France ne peut laisser prospérer une activité économique à ce point contraire aux valeurs de la France et au droit international. Aussi, il lui demande comment le Gouvernement compte agir pour que ces opérateurs touristiques ne puissent plus proposer en France des services commerciaux relevant de violations du droit international commises dans les territoires palestiniens, en particulier la Cisjordanie et Jérusalem-est.

En attente de réponse

http://palestine-nos-elus.org/spip.php?article1360

 Implication d’EGIS à Jérusalem.

Question de M. Pierre Dharréville (Gauche démocrate et républicaine – Bouches-du-Rhône), publiée au JO le : 23/07/2019

  1. Pierre Dharréville attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur l’implication de l’entreprise EGIS, dont la Caisse des dépôts et consignations (CDC) constitue le principal actionnaire, à hauteur de 75 %, dans le projet de construction du tramway reliant Jérusalem ouest aux colonies israéliennes implantées dans la Jérusalem est palestinienne. Ce projet viole le droit international, il est en contradiction flagrante avec les dénonciations récurrentes du Gouvernement face à la poursuite de la colonisation israélienne. L’association France Palestine Solidarité, a lancé en vain plusieurs tentatives d’échanges avec EGIS ainsi que la CDC, chacune des entreprises déclinant sa responsabilité ou son pouvoir de décision sur le sujet. Pourtant, une autre entreprise à capitaux publics, SYSTRA, dont un des actionnaires est la SNCF, a renoncé à participer à ce projet, notamment à la suite de la publication d’un rapport collectif d’organisation syndicales et associations françaises, dénonçant l’implication des entreprises françaises sur ce projet, au motif qu’il contrevenait au droit international public. Il lui demande qu’EGIS en fasse de même, afin que les deniers publics cessent de financer l’occupation et la colonisation des territoires palestiniens.

En attente de réponse

http://palestine-nos-elus.org/spip.php?article1359

 6.9. BDS

 6.9.1. Une nouvelle fois, un tribunal allemand statue en faveur des partisans du mouvement BDS.

Vendredi 27 septembre 2019, AURDIP

Le vendredi 13 septembre 2019, le tribunal administratif de Cologne a enjoint la ville de Bonn de permettre à l’Association des femmes germano-palestiniennes d’avoir accès au Festival annuel de la culture et de la rencontre de Bonn. La ville en avait exclu l’association car celle-ci soutient le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens. Selon le tribunal, la ville de Bonn n’a, « en aucun cas », démontré la moindre justification à cette exclusion.

Dans sa décision, le tribunal de Cologne clarifie le statut de cette motion, et des autres motions anti-BDS :

Les motions du conseil municipal de Bonn, comme celles du parlement de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie (du 20 septembre 2018) et du Bundestag allemand (du 17 mai 2019), ne constituent pas des actes législatifs mais des résolutions politiques ou des expressions d’une volonté politique. Ces motions ne peuvent à elles seules justifier, d’un point de vue juridique, la restriction d’un droit légal existant.

La liberté d’expression inclut la liberté de discuter et de promouvoir des campagnes de boycott, et elle est également protégée par les articles 10 (liberté d’expression) et 11 (liberté de réunion et liberté d’association) de la Convention européenne des droits de l’homme (ECHR), que l’Allemagne a intégrés dans sa législation nationale.

Parmi les pièces déposées par l’avocat de l’Association des femmes germano-palestiniennes figure un avis d’expert rendu par le professeur Moshe Zuckerman, professeur émérite à l’Université de Tel Aviv. Son opinion est que l’antisémitisme, l’antisionisme et la critique d’Israël sont trois catégories distinctes qui doivent être traitées séparément, et que la tentative de présenter le mouvement BDS comme antisémite est « manipulatrice et guidée par des intérêts idéologiques ».

http://www.france-palestine.org/Une-nouvelle-fois-un-tribunal-allemand-statue-en-faveur-des-partisans-du

 6.9.2. Dénoncer les exactions d’Israël peut coûter un prix littéraire en Allemagne.

Dimanche 15 septembre 2019, Nicolas Gary, actualitte.com

Kamila Shamsie, autrice anglo-pakistanaise, refuse que ses ouvrages soient publiés en Israël. Loin d’être seule dans ce cas, elle est interpellée par le jury du prix allemand Nelly Sachs, qui entend lui reprendre sa récompense.

Le prix Nelly Sachs, doté de 15 000 € salue un auteur qui se fait le champion de la tolérance, du respect et de la réconciliation entre les peuples. Si l’ouvrage de Kamila Shamsie avait reçu la récompense en ce qu’il « construit des ponts entre les sociétés », son autrice, elle, a choisi de se ranger du côté de BDS, et comme sanction contre Israël, de refuser la commercialisation de ses livres. Une position qu’avait tenue en 2012 Alice Walker, refusant que La couleur pourpre ne paraisse en Israël : pour elle, la situation du pays était celle « d’un État d’apartheid ».

http://www.france-palestine.org/Denoncer-les-exactions-d-Israel-peut-couter-un-prix-litteraire-en-Allemagne

 6.9.3. Eurovision : l’Islande sanctionnée après avoir brandi des écharpes de la Palestine.

Mardi 24 septembre 2019, BFMTV avec AFP

Les organisateurs du concours de l’Eurovision ont infligé une amende à l’Islande pour sanctionner le déploiement par le groupe islandais Hatari de banderoles aux couleurs palestiniennes au cours de la dernière édition de la compétition musicale organisée en Israël.

Lors du même concours, la chanteuse Madonna, qui s’était produite sur scène, avait été critiquée par la ministre de la Culture israélienne car des danseurs de la star arboraient sur leur dos des drapeaux palestiniens.

http://www.france-palestine.org/Eurovision-l-Islande-sanctionnee-apres-avoir-brandi-pendant-la-finale-des

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Le prochain CA se tiendra le mardi 12 novembre à 18h45, aux Mées.