30 mars 2019 à 18h à Reillanne projection du film WARDI

Le 30 mars, Jour de commémoration des 1ères marches du retour à Gaza…

Le 30 mars, Journée de la Terre pour les Palestinien.ne.s

Le 30 mars, nous serons à Reillanne -salle des fêtes- pour la projection du film WARDI à 18h

« La Strada » présente Wardi Un film de MATS GRORUD 

. La projection sera suivie d’un débat animé par Monique Etienne et Mireille Sève de l’AFPS 04

. Le partage d’un pot de l’amitié en présence d’élu.e.s de la municipalité clôturera l’événement

Le premier long métrage du Norvégien Mats Grorud (80’) retrace avec intelligence et tendresse l’histoire d’une famille d’un camp de réfugiés palestiniens au Liban.                     « Mon objectif était de réaliser un film qui semble aussi réaliste que possible aux yeux des Palestiniens qui vivent au Liban. Les personnages sont tous inspirés de mes amis et de leur famille. J’ai relié des commentaires entendus dans le camp à des informations tirées des entretiens que nous avons menés. Nous souhaitions faire un film sur le passage du temps : le passé, le présent et le futur à travers Wardi, son arrière-grand-père Sidi et le mystérieux Pigeon Boy. Je souhaitais créer un lien entre la nouvelle et l’ancienne génération. »

A 11 ans, Wardi est une petite fille comme une autre, habituée à un environnement de bâtiments enchevêtrés et délabrés au milieu desquels serpentent des ruelles parsemées de câbles électriques tirés dans tous les sens. Mais elle prend soudain conscience de la précarité de l’existence car Sidi, son arrière-grand-père adoré dont le cœur est fatigué, décide de lui donner une clé qu’il portait autour de son cou (« prends-en soin pour moi »). Un passage de témoin que certains voisins voient comme une perte d’espoir et qui pousse Wardi à poser des questions aux membres de sa famille. Une enquête à la fois naïve et insistante qui lui permettra de connaître le passé, de comprendre où et quelles sont ses racines et de clarifier les comportements du présent qui oscillent entre la persistance du rêve de retour et le désespoir d’un exil à perpétuité. Autant de découvertes que Wardi effectue en grimpant les étages d’un immeuble en forme de tour construit chaotiquement par les quatre générations successives de réfugiés du camp.

Ce film audacieux tire son originalité du double choix de son réalisateur : celui de s’adresser autant aux adultes qu’aux enfants, à travers le personnage de sa jeune héroïne ; et celui de mettre en scène le présent et le passé des réfugiés par l’animation. Alors que les marionnettes représentent le temps présent, le temps de Wardi ; les dessins représentent le passé, les souvenirs relatés par les différents membres de sa famille.  Elle permet d’ouvrir à un public d’adultes et d’enfants (de l’âge de l’héroïne) une thématique à priori très sérieuse.

Passionnante leçon d’histoire qui, au-delà des partis pris politiques, véhicule de solides valeurs humanistes et pose avec une grande acuité la question du statut cruel de ces éternels réfugiés.

2019.03.30 tract Wardi a Reillanne