Pour la liberté d’expression…

Aujourd’hui, nous avons écrit à l’Élysée, et à nos 3 parlementaires pour qu’ils interviennent :

Comme vous le savez certainement, le Conseil Justice et Affaires intérieures de l’UE du 6 décembre dernier a approuvé sans débat, sans modification et sans discussion,  une déclaration qui adopte la « définition IHRA » de l’antisémitisme, illustrée d’exemples faisant l’amalgame entre la contestation de la politique de l’État d’Israël et l’antisémitisme.

Jeudi et vendredi prochains 13 et 14 décembre, le Conseil européen (organe suprême de l’UE dans lequel siègent les chefs d’État et de gouvernement) doit confirmer la décision du Conseil Justice et Affaires intérieures.

Nous vous demandons de plaider auprès de l’Élysée pour qu’il soit explicitement écrit dans la décision que la « définition IHRA » a pu réunir un consensus uniquement parce qu’elle est entendu sans les exemples.

Ce point technique est fondamental : la « définition IHRA » de l’antisémitisme est juste indigente, mais elle n’est pas dangereuse. Mais les « exemples » qui lui sont associés (même s’ils n’ont jamais été adoptés par l’IHRA) introduisent pour beaucoup d’entre eux la confusion entre antisémitisme et critique de la politique de l’Etat d’Israël.

C’est dans cet esprit que j’ai écrit au président de la République et qu’au niveau national, l’AFPS a envoyé vendredi soir une lettre au président de la République. Lettre publiée hier matin.
Nous avons eu un contact avec l’Élysée depuis, et nous croyons encore que les choses peuvent bouger si des interventions sont faites.

Un message de votre part pourrait permettre de modifier la prise de décision, pour plus de justice.

Je me permets de vous soumettre un exemple d’intervention :

Monsieur le président de la République,
Le Conseil européen des 13 et 14 décembre 2018 va être saisi d’un projet de résolution sur « la lutte contre l’antisémitisme et la protection des communautés juives en Europe ». Ce projet de résolution demande aux États membres d’adopter la « définition IHRA » de l’antisémitisme. Les exemples qui illustrent cette définition font l’amalgame entre la contestation de la politique de L’État d’Israël et l’antisémitisme.

Nous approuvons la lutte contre l’antisémitisme mais n’acceptons pas qu’elle soit manipulée à d’autres fins. Au nom de la clarté et de l’efficacité de la lutte contre l’antisémitisme et le racisme sous toutes ses formes, au nom de nos libertés, nous vous demandons d’intervenir pour demander l’ajout d’une phrase qui précise clairement que les exemples ne font pas parti du texte de la « définition IHRA » qui sera adoptée.

Je vous remercie d’avance de ce que vous pourrez faire. Le temps est compté, et notre liberté d’expression pour ce qui concerne Israël et la Palestine est  menacée si les choses restent en l’état.

Bien cordialement à vous,

Pour l’AFPS 04